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mardi 29 mars 2011

BLACK MOUNTAIN ~ La Flèche D’Or. Paris.












Première Partie :


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Une affiche somptueuse nous est proposée ce soir avec, tout d’abord, Spindrift que j’ai connu par l’intermédiaire de Juliette «LA» spécialiste du rock psyché (entre autres) de Paris et, bien sûr, Black Mountain auteur d’un énorme concert l’année dernière à la Maroquinerie. La question est de savoir s’ils rééditeront cet exploit ce soir. Et bien presque…. Mais n’anticipons pas les évènements. La Flèche a fait pratiquement le plein ce soir, mais pas de problème pour squatter le premier rang en compagnie de Philippe M et de Stéphane. Beaucoup de têtes connues dans la salle ce soir, Juliette, donc, mais aussi Céline et sa bande sans oublier Yves et Steffy et d’autres dont j’oublie le nom. Bref je me sens à mon aise ce soir et je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que la soirée sera bonne. Sur scène, beaucoup de matériel entreposé, il faut dire que la scène de la Flèche d’Or est plutôt petite.

Spindrift est ce que l’on pourrait appeler communément un groupe de «Psyché Western».  Je ne sais pas si vous voyez ce dont je parle, la musique  Western que tout le monde connaît, avec son côté parfois un peu ringard et vieillot, il faut bien le dire, ne faisant pas vraiment partie des musiques actuelles donc (actuel c’est le mot à la mode ces temps-ci, on l’accommode avec tout). Spindrift eux se sont aventurés dans ce créneau, mais en apportant leur touche … oui on peut dire psyché, le petit truc qui fait que les morceaux déraillent vite de leur trajectoire initiale pour partir vers d’autres endroits plus aventureux et aussi beaucoup plus jouissifs. Sur scène, ils ne sont pas moins de 5 avec la présence de la belle Sasha Vallely Certik lumineuse dans sa tenue qui la fait passer pour une squaw des temps modernes (Stetson, petit ensemble en cuir et des Santiags), elle est derrière les claviers, mais elle va aussi jouer de la flute, assez anachronique, mais bien dans l’esprit du groupe. Derrière elle, mais je ne le verrais malheureusement pas beaucoup lors du concert, se trouve Henry Evans qui a la particularité de jouer de la basse sur une double manche du plus bel effet (basse et guitare) et puis en face de moi, Kirkpatrick Thomas qui affiche un look de bandit de grand chemin sans oublier, Lucas Dawson à la Pedal Steel et un batteur. Alors Spindrift ? Eh bien, on est vite conquis par ce combo anachronique du point de vue de sa musique. On flirte par moment avec la musique surf, on n’est pas très loin des Shadows mais la différence flagrante c’est que cela explose de partout. Spindrift c’est de l’artillerie lourde, on se dit au premier abord que c’est bien agréable, mais déjà vu ou entendu, grave erreur, car on est vite envouté. Ce groupe est d’un autre monde, sa musique ne ressemble en fait à aucune autre, incantations chamaniques et indiennes, psychédélisme voir psyché western, puis longues joutes électriques teintées toujours d’une espèce d’aura irréelle. On lévite, on subit avec bonheur ce déferlement qui nous vient de toute part, mention spéciale au gringo à la guitare et au chant qui nous émerveille à la guitare. Bref c’est une claque que l’on se prend en écoutant et en regardant Spindrift, le live est leur domaine de prédilection et l’on sent tout de suite qu’ils ne trichent pas. Le final sera époustouflant avec Indian Run en guise de conclusion d’un set de 45 minutes qui m’a tout simplement émerveillé. Je suis conquis par ce groupe !

On se dit maintenant que la suite va être dure pour Black Mountain. Passer après ce que l’on vient de voir n’est pas évident, on a encore des images dans la tête et des sonorités qui chatouillent toujours nos oreilles. La suite va prouver que cette soirée aura été en tout point exceptionnelle, car non seulement Black Mountain a relevé le défi, mais ils nous ont offert un show de grande qualité devant un public forcément conquis. Avec BM, on part dans un univers moins aérien et beaucoup plus lourd que leur prédécesseur, l’imaginaire n’est plus de rigueur, c’est du lourd que les Canadiens vont envoyer. À mi-chemin entre ce que nous les «vieux» appelions du hard rock, celui de Black Sabbath particulièrement, et une touche de psychédélisme incarnée par la présence d’Amber Webber qui sur scène évoque soit Janis Joplin soit Grace Slick, non pas par sa voix (quoique Grace Slick peut être ?)  Mais plutôt par son physique qui rappelle ses éminentes consœurs. Mais ce qui ce soir m’a surpris le plus de la part d’Amber c’est son état tout simplement. Je l’avais déjà vu deux fois évoluer dans une torpeur voire dans une absence totale comme si le public n’existait pas, ce fut particulièrement le cas lors de leur dernière prestation à la Maro, cette fois la jeune femme semble être parmi nous ! Elle va à, plusieurs reprises remercier le public. Mais l’homme de la situation c’est encore et toujours Stephen McBean. L’homme n’est pas charismatique pour un sou, mais derrière sa Gibson, il devient magique tout simplement. Le son tout d’abord, surpuissant en sortie d’amplis, surtout quand il se lance, et c’est courant, dans des chevauchées ou les pédales d’effets accentuent encore la puissance du son. Le concert débute presque tranquillement avec Hair Song bon morceau extrait du petit dernier Wilderness Heart mais on passe vite la surmultipliée avec Evil Ways , l’effet Black Mountain agit même si on peut reprocher un son d’orgue un peu trop masqué par la guitare. Et je me rends compte une fois de plus combien les morceaux de Wilderness Heart, album que j’avais, lors des premières écoutes, sous-estimé, prennent une proportion énorme en live. Il suffit pour cela d’écouter par exemple le morceau éponyme de l’album pour s’en convaincre, c’est du lourd et du très lourd sans pour autant tomber dans les clichés des années 70. Cette lourdeur a quelque chose de vivifiant et de frais, voila la vérité ! On est tout simplement hypnotisé et pris dans un tourbillon sonore qui prend parfois des accents psychédéliques avec Angels ou bien sur le magnifique Wucan avec son rythme lancinant, on n’est pas loin de l’envoutement !! Bon un petit reproche tout de même juste en plein milieu de concert on aura droit à un petit passage à vide, je crois que c’était lorsque Stephen était à la guitare acoustique pour Buried By The Blues et The Space Of Your Mind. Mais la puissance de feu du groupe s’exprime alors de plus belle sur Old Fangs un de mes morceaux préférés puis sur  Let Spirits Ride ou la surmultipliée est passé. Retour vers les années de plomb (Led Zep/Sabbath etc.) avec Druganaut avant le long final en mid tempo ou la guitare de Mc Bean une fois de plus va nous mettre à genoux. Dieu que c’était bon !!!

Le rappel maintenant toute Gibson SG en avant et c’est Stormy High qui l’inaugure avec ce côté mi heavy mi Jefferson Airplane avec les incantations d’Amber genre Grace Slick. Pour finir le set, rien de tel qu’un morceau bien alambiqué comme Don’t Run Our Hearts Around avec ses variations diverses et ses changements de rythme. Stephen McBean a la chemise trempée, nous ne sommes guère mieux il faut bien le dire avec la chaleur étouffante qu’il fait dans la salle.

Pas possible de quitter la salle tout de suite, il faut amortir ce genre de concert donc on va trainer dans la salle, tout d’abord au merchandising pour faire la razzia des CD de Spindrift sans oublier quelques teeshirts, une petite bière pour étancher partiellement une grande soif avant de repartir serein et apaisé après cette grande soirée. Pari réussi donc avec une découverte, Spindrift, et une confirmation pour Black Mountain auteur d’un concert pas loin d’atteindre l’intensité de celui de la Maroquinerie l’année dernière. »





photos de gilles b.


Spindrift est un groupe de rock psychédélique (Spaghetti Western Grindhouse Rock ‘n Roll) de la California crée par le chanteur-compositeur- acteur-producteur Kirpatrick Thomas.

(http://www.myspace.com/thewest)




Black Mountain, fondé en 2005, est un génial collectif à géométrie variable comme le Canada en affectionne qui peut être rattaché d’une certaine façon au renouveau psychédélique de San Francisco. Dépravation stupéfiante et rock de profundis sont les maître-mots du gang psyché-folk de Vancouver. 

 
  •    2003 - Songs From The Ancient Age (Re-release - 2005)
  •    2007 - The Legend Of Gods Gun
  •    2008 - The West
  •    2008 - Goin’ Down EP
    •    2011 - Classic Soundtracks Vol. 1



 •    Black Mountain (2005), Jagjaguwar
    •    In the Future (January 22, 2008), Jagjaguwar
    •    Wilderness Heart (September 14, 2010), Jagjaguwar / Outside Music


SPINDRIFT


Kirpatrick Thomas – Guitar and Vocals
Henry Evans – Bass and Baritone Guitar
Lucas Dawson – Pedal Steel & 2nd Guitar
Sasha Vallely-Certik – Mellosonic, Vocals
James Acton – Drums









 BLACK MOUNTAIN





 Stephen McBean - Guitar/Vocals
Amber Webber - Vocals
Matt Camirand - Bass
Jeremy Schmidt - Keyboards
Josh Wells - Drums/Keys





La Setlist du Concert
SPINDRIFT

Girls Booze Gunz (Legend of God's Gun - 2007)
Space Vixens Theme (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Speak To The Wind (Legend of God's Gun - 2007)
Red Reflection (Songs From The Ancient Age - 2003)
Theme From Hellbound (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
The Klezmer Song (The West - 2008)
Legend Of Gods Gun (Legend of God's Gun - 2007)
Shadytown (Theme from Hollywood Play-Girls) (Classic Soundtracks Vol 1 - 2011)
Drifter's Pass
Indian Run (Legend of God's Gun - 2007)








La durée du concert : 0h45



La Setlist du Concert
BLACK MOUNTAIN




The Hair Song (Wilderness - 2010)
Evil Ways (In The Future - 2008)
 Wilderness Heart (Wilderness - 2010)
Angels (In The Future - 2008)
Wucan (In The Future - 2008)
Tyrants (In The Future - 2008)
Buried By the Blues (Wilderness - 2010)
The Space Of Your Mind (Wilderness - 2010)
Old Fangs (Wilderness - 2010)
Let Spirits Ride (Wilderness - 2010)
Druganaut (Black Mountain - 2005)
Rollercoaster (Wilderness - 2010)

Encore 1

Stormy High (In The Future - 2008)
Don’t Run Our Hearts Around (Black Mountain - 2005)

Encore 2

No Hits (Black Mountain - 2005)




La durée du concert : 1h30

AFFICHE / PROMO / FLYER















lundi 4 octobre 2010

BLACK MOUNTAIN ~ La Maroquinerie. Paris.









Opening : Tweak Bird




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Ah ma chère Maroquinerie, me revoilà après deux mois d’absence! Et ce soir je suis particulièrement gâté, puisque, outre le retour de Black Mountain, je vais voir un groupe que j’ai découvert il y a quelques mois et dont le disque n’a pratiquement pas cessé de tourner sur ma platine: j’ai nommé Tweak Bird. Curieux d’ailleurs de constater que je suis le seul de la bande ce soir à connaître le groupe. Quand je parle de la bande c’est en pensant à Céline tout d’abord puis Juliette mais aussi Robert et Joelle. Je retrouve avec plaisir une partie du personnel de la salle, dont pas mal de nouvelles  têtes.  J’entre le premier, presque une habitude ici, et je me décide pour le premier rang plein centre !

La soirée est sold out, ça c’est une bonne nouvelle et les gens arrivent assez rapidement ce qui fait que lorsque Tweak Bird débarque sur scène la salle est déjà bien remplie.  Je ne sais pas pourquoi mais je sais d’avance que je vais vivre un excellent moment, les deux protagonistes (Caleb guitare+chant nasillard et Ashton batterie) se font face, la batterie est placée sur la droite et en biais, quant à Caleb, ses amplis et ses pédales eux se trouvent légèrement sur la gauche ce qui forme une sorte de demi-cercle. On ressent dès le premier morceau une osmose entre les deux musiciens, une symbiose plutôt. Je ne sais pas s’ils jouent pour eux ou pour nous mais ils se regardent constamment avec des petits sourires complices. C’est normal vous allez me dire puisque ce sont des frères , mais les frères Bird vont au delà de ça, ils sont carrément habités par leur musique. Déjà sur disque c’est surprenant mais là en direct c’est presque un choc, tout du moins c’est l’impression que cela me laisse. Tweak Bird c’est un bulldozer fou : c’est déjà Caleb qui maltraite sa guitare, une vieille Fender Jaguar sur laquelle ne reste que 5 cordes, il passe la moitié du temps à jouer avec ses pédales dos au public devant deux amplis ayant subi une guerre atomique, l’autre moitié, il la passe face à son frangin, l’impression qu’un cordon invisible les relie tous les deux et le plus surprenant c’est la voix !!! J’ai dit nasillard mais c’est pas vraiment cela, on dirait la voix de quelqu’un qui n’ a pas fini de muer et même si elle est beaucoup plus étouffé e en live que sur le disque, cela surprend et moi cela me fascine. Car si la voix est étouffée la faute revient en grande partie au deuxième allumé de la famille. Ashton semble débonnaire quand vous le croiser; une sorte d’adolescent attardé binoclard mais derrière sa batterie, ou règne en maître une énorme grosse caisse, le personnage se transforme en un fou furieux avec un  sourire extasié. La plupart du temps, c’est lui le soliste à la batterie alors que Caleb s’occupe plutôt de la rythmique. Et puis sur la gauche de la scène un troisième personnage qui apparaît sporadiquement et qui contraste par son look presque Bab et sa longue crinière blonde. C’est le saxophoniste qui donne un côté stoogien à la musique de Tweak Bird sans pour cela s’égarer dans des délires comme sur la face B de Fun House. C’est une sorte de mur du son que nous propose Tweak Bird avec un côté légèrement psychédélique (la guitare) mais surtout furieusement rentre dedans, on est secoué par la furie qu’affiche Ashton devant nous mais surtout ce que je ressens c’est cet espèce d’amateurisme, dans le bon sens du terme, ou les deux frangins ne se contentent pas de reproduire leur album mais préfèrent partir dans des digressions assourdissantes et hypnotiques. Parmi le florilège des titres interprétés ce soir nombreux me sont inconnus, tout en étant aussi bon que ceux de leur dernier album. Mais je retiendrai bien sur des morceaux comme Future ou bien alors Tunneling Through. Performance surprenante et réussie de la part de Tweak Bird, je suis un peu sur le cul à la fin de leur concert et j’interpelle Ashton pour qu’il me remette la set list posé sur sa grosse caisse. Il faut que je m’y reprenne à deux fois car j’ai l’impression que je ne suis pas le seul à être devenu sourd ce soir ! Pour ma part c’est une belle surprise et une réussite complète de la part d’un groupe singulier et sans concessions. 35 minutes de pur bonheur.

Une Maroquinerie sold out pour Black Mountain c’est tout simplement une juste reconnaissance de la valeur de ce groupe. Trois albums au compteur dont le petit dernier, Wilderness Heart, que j’ai eu beaucoup de mal à apprivoiser. C’est vrai que lors des premières écoutes de l’album je n’ai pas retrouvé ce qui me plaisait chez Black Mountain: c’était trop évident, presque trop hard. Et puis au fil des écoutes j’ai redécouvert l’album qui se révélera en fin de compte assez intéressant. Mais revenons au concert, les fumigènes sont présents, les lumières sont glauques, on va vivre le concert dans une sorte de brouillard permanent. Heureusement cette fois je suis plein centre ce qui me permet de voir tous les protagonistes et particulièrement Stephen Mc Bean le chef d’orchestre du combo canadien. Black Mountain reste ancré dans une musique typiquement inspirée des années 70 mais curieusement elle reste terriblement actuelle et ne souffre pas du syndrome de la musique du passé comme c’est souvent le cas pour des groupes du même style. Tout d’abord le groupe explore un large éventail de ces années mirifiques. La voix d’Amber Webber me fait souvent penser à celle de Grace Slick, plus tard ce sont Pink Floyd ou Black Sabbath qui s’invitent mais sans que l’on ressente, ne serait ce qu’une minute, l’impression de vivre un retour dans le passé. L’alchimie se fait presque instantanément et dès le début du concert on est plongé dans une fusion sonique et psychédélique dont on ne ressortira pas avant la fin. Le son est fort, très fort même ce qui n’est d’ailleurs pas pour me déplaire, et le traitement infligé aux morceaux du dernier album est tout simplement radical. Let’s Spirit Ride devient une cavalcade effrénée ou l’orgue partage la mise avec les guitares. Et surtout ce qui m’a captivé ce soir c’est la prestation de Stephen McBean véritable guitariste émérite qui pendant plus d’une heure trente va nous transporter dans une autre dimension, celle des guitaristes qui font passer un message grâce à leur musique. Moi je vais complètement tout oublier, tellement j’ai été hypnotisé et emporté par la guitare de Stephen, sans oublier une section rythmique implacable. Oui Black Mountain c’est du lourd, du très lourd et sans aucune esbroufe. On sera juste un peu déçu par l’attitude d’Amber Webber qui semble absente même lorsque elle chante. Au final un des plus beaux concerts de cette rentrée qui aura duré 1h35. Les points d’orgue ? Difficile d’extraire un morceau plutôt qu’un autre la set list étant en majorité basée sur l’album In The Future, entourée d’extraits du petit dernier. Non, tout simplement un sans faute.

Retour gagnant à la Maroquinerie, demain on continue dans le rock psychédélique avec le concert des Black Angels au Nouveau Casino. »








Tweak Bird est un duo américain composé des frère Caleb et Ashton Bird  et formé à Los Angeles  CA en 2006. Dans la profusion de sons primaires qui distinguent la musique de Tweak Bird, on pensera vite fait aux Black Keys  mais ils qui explorerent  les profondeurs de rock, hard, expérimental, progressif et psychédélique.

(http://www.myspace.com/tweakbird)


Black Mountain, fondé en 2005, est un génial collectif à géométrie variable comme le Canada en affectionne qui peut être rattaché d’une certaine façon au renouveau psychédélique de San Francisco. Dépravation stupéfiante et rock de profundis sont les maître-mots du gang psyché-folk de Vancouver. 

(http://www.myspace.com/blackmountain)
 


  •    Reservations - 2005 -
    •    Tweak Bird - 2010 -




 •    Black Mountain (2005), Jagjaguwar
    •    In the Future (January 22, 2008), Jagjaguwar
    •    Wilderness Heart (September 14, 2010), Jagjaguwar / Outside Music


TWEAK BIRD






 Caleb Bird (baritone guitar, theremin, vocals)
Ashton Bird (drums,vocals).









 BLACK MOUNTAIN





 Stephen McBean - Guitar/Vocals
Amber Webber - Vocals
Matt Camirand - Bass
Jeremy Schmidt - Keyboards
Josh Wells - Drums/Keys





La Setlist du Concert
TWEAK BIRD


Stampeado (B Side A Sun / Ahh Ahh - 2010)
White Lips (Bigbonesnakebite EP - 2008)
Whorses (Reservations  - 2008)
The Future (Tweak Bird - 2010)
Tunneling Through (Tweak Bird - 2010)
Eternal Squaredance + Jam (Reservations  - 2008)
A Sun / Ahh Ahh (Tweak Bird - 2010)
Sky Ride (Tweak Bird - 2010)
Distant Airways (Tweak Bird - 2010)












La durée du concert : 0h35



La Setlist du Concert
BLACK MOUNTAIN


Wilderness Heart (Wilderness - 20010)
Evil Ways (In The Future - 2008)
Let Spirits Ride (Wilderness - 20010)
Wucan (In The Future - 2008)
Tyrants (In The Future - 2008)
Buried By the Blues (Wilderness - 2010)
Angels (In The Future - 2008)
Queens Will Play (In The Future - 2008)
Old Fangs (Wilderness - 2010)
Rollercoaster (Wilderness - 2010)
Stormy High (In The Future - 2008)
No Hits (Black Mountain - 2005)

Encore

Stay Free (In The Future - 2008)
Druganaut (Black Mountain - 2005)










La durée du concert : 1h35

AFFICHE / PROMO / FLYER