Blogger Template by Blogcrowds

mardi 12 octobre 2010

MORCHEEBA ~ Le Bataclan. Paris.











Opening Act : Nic Bennett




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Il y a bien longtemps que le nom de Morcheeba m’était sorti de l’esprit. Globalement, depuis que Skye la chanteuse historique était partie ou plus vraisemblablement s’était faite remercier ! Jusqu’au retour annoncé de la chanteuse. Le public parisien n’a pas oublié Morcheeba et encore moins Skye.  Pour preuve, les deux concerts au Bataclan sont sold out depuis plusieurs semaines. J’arrive par prudence en avance. Pendant que Gilles P. se dirige vers le balcon, je file tout droit, sans aucun problème, vers le premier rang légèrement sur la droite. Le public est cool et assez hétéroclite.

Première partie : en voyant le jeune homme qui monte sur scène, je soupire déjà de découragement. Encore un songwriter qui va nous endormir pendant une demi-heure.  Gagné ! Nic Bennett, c’est son nom, s’accompagne à la guitare. Malgré une voix pas si mauvaise que ça, je m’ennuie, je m’ennuie et je m’ennuie encore… Soporifique est le terme exact. J’ouvre un œil lorsqu’il s’inspire de Neil Young, harmonica autour du cou, ouais bof… Un peu plus de 30 minutes de ce régime dans une indifférence totale. Encore une fois, je me pose des questions sur le choix des premières parties.


C’est maintenant au tour de Morcheeba. Je l’avoue, je n’en n’attends pas grand-chose. A priori, Morcheeba en 2010 cela sent un  peu le « réchauffé » bien que le groupe ne se soit jamais arrêté. Le retour de Skye sent quand même le business à plein nez. Et puis, je n’ai même pas écouté leur dernier album. Les musiciens entrent sur scène sous les applaudissements avant que Skye n’apparaisse dans une robe rouge flashy qui la rend lumineuse. Le concert débute en douceur avec The Sea, chacun prend ses marques : groupe et public.  Le son est parfait au premier rang et les premiers solos de Ross sont lumineux. Agréable mais sans plus. On écoute gentiment, on regarde surtout Skye qui n’a pas beaucoup changé en 7 ans, un peu plus de maquillage ? Otherwise est fort beau mais pas d’émotion particulière, je reste sur ma faim. Le concert va réellement débuter avec Part Of The Process, un ancien morceau, et encore plus curieusement avec Blood Like Lemonade extrait du dernier album, une chanson que je découvre et qui me surprend agréablement. Dès lors, le concert prend une nouvelle tournure, ce qui n’était jusqu'à présent qu’un bon show, sans vrai enthousiasme, devient, d’un coup, presque charnel. Ross part rejoindre un pétard allumé par Paul son frère en retrait derrière les platines.  A son retour, son attitude aura changé. Ses envolées des notes de guitares vont littéralement mettre le feu au Bataclan pendant que, les yeux rouges et fatigués, il va nous regarder avec un sourire béat. Un peu plus tard une jeune fille poussée par son papa monte timidement sur scène et Skye la prend par la main pour chanter avec elle. Pour cette deuxième partie de concert, j’ai l’impression que ce best of, sympathique mais un peu lassant, est fini.  

Place maintenant à la musique jouée pour les sens. Un final qui sera assez princier avec des morceaux que je n’avais pas écouté depuis fort longtemps comme le magnifique Blindfold et inévitablement pour la clôture une belle version de Rome Wasn’t Built In A Day.

Alors, en fin de compte, que penser de ce concert de Morcheeba ? Plutôt une agréable surprise grâce aux morceaux de Baby Lemonade que j’ai trouvés pas mal du tout et surtout à Ross Godfrey qui a véritablement fait le spectacle. Skye, reste la voix de Morcheeba, même si sa présence sur scène ne m’a pas vraiment hypnotisé comme cela aurait pu être le cas. C’était un retour plutôt convaincant du groupe en version live. Je repars avec la set list, le concert aura duré exactement 1h36, honorable certes mais on aurait pu espérer dix minutes de plus compte tenu que le groupe a 15 années de carrière.
»



photos de gilles b.



Morcheeba est un groupe de musique britannique originaire de Douvres mélangeant downtempo, trip hop, rhythm and blues et pop.

(http://www.myspace.com/morcheeba)



•    1996 : Who Can You Trust?
    •    1998 : Big Calm
    •    2000 : Fragments of Freedom
    •    2002 : Charango
•   2003 : Parts of Process
    •    2005 : The Antidote
    •    2008 : Dive Deep
    •    2010 : Blood Like Lemonade








Ross Godfrey (guitare et clavier)
Skye Edwards (chant)
+ band









La Setlist du Concert
MORCHEEBA


   
The Sea (Big Calm - 1998)
Friction (Big Calm - 1998)
Otherwise (Charango - 2002)
Never An Easy Way (Who Can You Trust? - 1996)
Even Though (Blood Like Lemonade - 2010)
Part Of The Process (Big Calm - 1998)
Blood Like Lemonade (Blood Like Lemonade - 2010)
Slow Down (Charango - 2002)
Crimson (Blood Like Lemonade - 2010)
Trigger Hippy (Who Can You Trust? - 1996)
Beat Of The Drum (Blood Like Lemonade - 2010)
Blindfold (Big Calm - 1998)
Be Yourself (Fragments of Freedom - 2000)
Rome Wasn't Built In A Day (Fragments of Freedom - 2000)






La durée du concert : 1h36

AFFICHE / PROMO / FLYER









lundi 11 octobre 2010

JEFF BECK ~ L'Olympia. Paris.











Opening Act :  Hillbilly Moon Explosion




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Est t’il encore raisonnable d’aller voir Jeff Beck en 2010 ? Je soutiens que oui. Pour deux excellentes raisons. La première est que, contrairement aux autres anciennes gloires des années 60 & 70, Jeff Beck ne fait pas  la tournée des « porte monnaie », (comme j’aime nommer tous ces groupes qui se reforment ou ressortent de l’oubli dans un but purement alimentaire). Lui, par choix se contente de rares apparitions. La seconde raison est qu’il est toujours un des plus  grands guitaristes et le voir jouer est un vrai régal. Pour l’anecdote, je ne l’avais pas revu, en concert, depuis plus de 31 ans…

Le concert est sold out depuis longtemps malgré le prix des places assez élevé. (84 euros, quand même, mais pour une place numérotée). Donc, un énorme avantage, qui me permet de ne pas arriver trop en avance. De plus, nous avons la chance de nous retrouver avec  Gilles P. et Sylvain au quatrième rang, plein centre, vue impeccable. Le public n’est pas jeunes et comme nous ne fréquentons pas forcément les mêmes concerts, je ne reconnais pratiquement personne dans la salle.

La première partie m’est, il faut bien le dire, inconnue excepté le nom, vaguement lu dans un magazine quelconque. Il s’agit de Hillbilly Moon Explosion un quatuor emmené par une charmante jeune femme au look vintage. Musicalement c’est du rockabilly assez propre et gentil qui se laisse écouter avec plaisir. Le contrebassiste nous fait bien sûr le coup de monter sur son instrument tout en jouant. La chanteuse et accessoirement guitariste ne manque pas de charme. Le public apprécie. Parfois la musique flirte du côté du Mambo, bref très daté fifties. Une belle surprise est la reprise de « Laisse Tomber Les Filles » de Gainsbourg, immortalisée par France Gall, (cela me fait penser à la version plus récente et plus piquante interprétée par April March). Finalement 33 minutes bien agréables.

Scène dépouillée, deux amplis Marshall à gauche où le maître va évoluer. A droite, une tripotée de claviers et plein centre une batterie double grosse caisse comme on n’en voit plus. Deux gros caissons de basse Mesa pour compléter l’ensemble. Ca sent le truc professionnel, du matériel pour musiciens hors pair. On ne va pas être déçu. Jeff Beck fait son apparition sous une ovation et il a beau afficher 66 ans il a manifestement une forme olympique. Vêtu d’une sorte de pantalon de jogging, sa silhouette est racée et féline. Dans ses mains la Stratocaster blanche immaculée et sans fioritures qu’il ne regardera pratiquement jamais. Mais ses mains elles sont ses yeux à lui. Je suis fasciné tout simplement par son toucher extraordinaire, une fluidité sans pareil. Les sons sortent par magie de la sono, c’est presque trop facile, trop évident, on ne voit pas où sont les limites... avec ces doits. Voir jouer Beck, c’est déjà de la poésie sans même parler de la musique. La musique dans tout ça ? Bon, il ne fallait pas s’attendre à un concert purement blues rock. Fini tout cela. On a plutôt assisté à un patchwork musical avec tout de même une orientation jazz rock assez prononcée. Les duels avec l’homme aux synthétiseurs en furent la preuve. On n’a pas échappé aux poncifs du genre avec le solo de basse exécuté, avec brio, mais avec toujours ce mauvais côté des années 70. Le batteur y ira aussi de son petit solo, un batteur assez impressionnant d’ailleurs. Au niveau du répertoire même si je n’y connais pas grand-chose on retiendra tout de même Stratus joué en début de concert, la maestria du maître s’exprime à merveille dans ce morceau et quand je le regarde je suis fasciné par le rôle de son pouce droit. Et même lorsque l’on aborde des morceaux pas forcément attractifs dans leur mélodie, le seul fait d’entendre les notes jaillir de la Fender blanche suffit à retenir mon attention et surtout suscite beaucoup d’admiration de ma part tant c’est lumineux et magique. Clapton au début des années 80 m’avait laissé aussi cette impression de fluidité mais dans un autre style et un autre genre musical. On va accrocher tout de même le rock ou plutôt le blues avec une bonne version de Rollin & Tumblin. Un peu plus loin dans le show ce sera un exercice de style complètement différent avec Over The Rainbow (Judy Garland dans le magicien d’Oz), beau moment de bravoure mais encore une fois pas vraiment ma tasse de thé, sauf qu’une fois de plus, les parties de guitare sont divines et aériennes. Le concert se termine par ce qui semble de nos jours le morceau à reprendre: c’est parti pour une version épurée de A Day In The Life, sympathique mais pour ma part pas vraiment indispensable.

Petite surprise lorsque l’on voit réapparaître Jeff Beck lors du rappel. Il tient dans ses mains une Gibson qui paraît, d’ailleurs, presque un jouet comparé à la Fender. Tiens il s’est pris de passion pour la Les Paul ? Non je crois tout simplement qu’il s’agit d’une pure opération marketing, surtout en voyant la page de pub complète pour Gibson présente dans le beau programme vendu à l’entrée …. C’est partie donc pour How High une chanson très fifties et très swing.  Et puis pour le final ce sera Nessun Dorma  extrait de son dernier album et tiré de l’opéra Turandot de Puccini (merci Sylvain pour l’info). Enfin un grand sourire aux lèvres Jeff Beck et ses musiciens viennent saluer une dernière fois l’Olympia qui est debout depuis le début du rappel. Les lumières vont se rallumer rapidement et je suis un peu surpris par la durée du concert : 1H24... c’est peu pour un artiste qui a plus de quarante ans de carrière derrière lui. Mais on s’en satisfait quand même. Je file vers le premier rang photographier la set list qu’un ancien fan avait réussi à se procurer.

Au final un beau concert même si le répertoire, à mon avis, n’était pas forcément à la hauteur du personnage. J’aurais, par exemple préféré le voir interpréter un répertoire un peu plus musclé. J’ai aussi regretté l’absence de la jeune Tal Wilkenfeld bassiste émérite présente sur le très beau DVD « Jeff Beck @ Ronnie Scott ». Malgré tout,  je ressors tout de même avec l’ impression d’avoir vu ce soir un musicien hors pair qui reste fascinant dans sa manière de pratiquer l’art de la guitare avec n’importe quel style de musique. Une vrai leçon de guitare ! »






photos de gilles b.

Geoffrey Arnold "Jeff" Beck, est un guitariste, de Rock et de Blues britannique. Il fut l’un des trois guitaristes surdoués, avec Eric Clapton et Jimmy Page, à avoir joué avec le groupe The Yardbirds. Il a été classé 14e meilleur guitariste de tous les temps, selon le Rolling Stone, classement souvent incongru qui donne surtout une certaine idée de sa notoriété. Il est néanmoins considéré comme un artiste influent : la chaîne MSNBC l'a ainsi décrit comme "le guitariste d'un guitariste", et le magazine Rolling Stone le décrit comme "l'un des guitaristes solistes les plus influents dans le rock". 

La plupart de la musique de Jeff Beck qui fut enregistrée a touché des genres comme le blues-rock, le heavy metal, le jazz fusion ou encore l'electronica. Jeff Beck a gagné quatre Grammy awards et a connu sa période d'apogée musicale dans le milieu des années 1970, en solo. Cependant, Jeff Beck n'a pas été capable d'établir et de maintenir un succès commercial que nombre de ses collaborateurs ont connu.

(http://www.myspace.com/jeffbeck)



The GTO's, 1967
Truth, 1968
Beck-Ola, 1969
Rough and Ready, 1971
Jeff Beck Group, 1972
Beck, Bogert & Appice, 1973
Live In Japan, Japan only, 1974
Blow by Blow, 1975
Wired, 1976
Jeff Beck With the Jan Hammer Group Live, 1977
There and Back, 1980
Flash, 1985
Jeff Beck's Guitar Shop, 1989
Beckology, Anthology, 1991
Frankie's House, 1992
Crazy Legs, 1993
Who Else!, 1999
You Had It Coming, 2001
Jeff, 2003
Live at B.B. King Blues Club, 2003
Official Bootleg USA '06, 2007
Performing This Week... Live At Ronnie Scott's Jazz Club, 2008
Emotion and Commotion, 2010




Jeff Beck - Guitar
Rhonda Smith (Ex Prince) - Bass, Vocals
Narada Michael Walden  (ex-Mahavishnu Orchestra)- Drums
Jason Rebello (ex-Wayne Shorter) - Keyboards, Vocals
+
Trombone Shorty - TromboneTim McFatter - Tenor Saxophone








La Setlist du Concert
JEFF BECK

Plan B (Jeff - 2003)
Short Version Eternity Breath (Performing This Week... Live At Ronnie Scott's Jazz Club - 2008)
Stratus (Billy Cobham Cover)
Led Boots (Wired - 1976)
Corpus Christi Carol (Early English hymn) (Emotion & Commotion - 2010)
JB + Narada Michael Walden on drums
Hammerhead (Emotion & Commotion - 2010)
Mná na h-Éireann (Woman of Ireland) (The Chieftains Cover)
Rhonda Smith en Bass Solo


Medley:
Words (The Christians Cover)
People Get Ready (Curtis Mayfield Cover)
Rollin' and tumblin' (Muddy Waters Cover) (Rhonda Smith vocal)

Big Block (Jeff Beck's Guitar Shop - 1989)
Somewhere Over the Rainbow (Judy Garland Cover)(Emotion & Commotion - 2010)
Blast From The East (Who Else - 1999)

Angel (Footsteps) (Who Else - 1999)
Dirty Mind (incl drums solo) (You Had It Coming - 2000)
Brush with the Blues (Who Else - 1999)

I Want To Take You Higher (Sly & Family Stone Cover)
A Day in the Life (The Beatles Cover)

Encore

How High the Moon (Les Paul & Mary Ford Cover)
Nessun Dorma (Giacomo Puccini Aria Turandot) (Emotion & Commotion - 2010)

La durée du concert : 1h24

AFFICHE / PROMO / FLYER