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vendredi 26 novembre 2010

ARCADE FIRE ~ La Halle Tony Garnier. Lyon.











Opening : FUCKED UP




Ce qu’en a pensé Jean Pierre :

« Acte 4 : dernière étape du périple !

Apres une petite journée de tourisme à Marseille, nous voila, ce vendredi en fin de matinée, à Lyon pour le quatrième concert (et dernier pour le moment) de mon groupe préféré Arcade Fire. Le froid est là et il neige un peux. Aussitôt on trouve un restaurant sympa à coté de l'hôtel et après notre repas on fait petite ballade en direction de la Halle Tony Garnier, d'autant plus qu’elle est à environ 5 minutes à pied.

Il est un peu plus de 16 heures quand  nous arrivons pour se placer dans la file d’attente: une vingtaine de personnes y attendent. Vers 18 heures la salle nous ouvre les portes et s'ensuit une course effrénée pour enfin être devant les barrières, idéalement bien placés  encore mieux que le concert de la veille, presque au milieu de la scène.

20h00; c’est le début du concert de Fucked Up, égal à lui même l
'imposant chanteur du groupe nous fait son habituel show plein d'énergie et la bassiste,  ce soir vêtue d'une robe rouge, est plongée toujours dans son délire.

21h00: les huit musiciens d’Arcade Fire montent sur la scène en toute décontraction. "Ready to Star" explose et ouvre les festivités puis, cette fois en deuxième position, c'est l'euphorisant "Keep the car Running".  La salle commence à réagir et à bouger quand la chanson "Laika" arrive et nos joyeux lurons Will Butler et Richard Perry se pourchassent et vont s'en donner à cœur joie, en fond de scène, à taper sur un tambour de batterie... là je constate qu'ils ne font jamais la même chorégraphie.  Le public est réceptif en reprenant à gorges déployées les paroles de la chanson et la chorale trouve sa soirée. Je regarde aussi Sarah notre violoniste préférée (que j’ai pris dans un maximum de photos à Barcelone) toujours égal à elle-même, charme en valeur et toujours très impliquée dans le concert. On rentre dans une intensité émotionnelle avec "Haïti", chanté par Régine Chassagne  (dont sa famille est originaire de cette île) et ses paroles nous touchent encore plus  « Haïti, mon pays, wounded mother I'll never see. Ma famille, set me free. Throw my ashes into the sea...»... et cette fois elle finira la chanson à genoux. A la fin, elle nous parlera d’un don en chèque et de sa fondation pour aider la population d’Haiti. On retourne à l’euphorie avec "Sprawl II (Mountains Beyond Mountains) puis "Rococo " avec toujours sa montée en puissance ou Wind Butler multipliera les allers et retours sur la petite estrade disposée dans la fosse avec un pied sur la barrière, comme sur d'autres titres. Arrive ensuite le morceau (joué à Marseille et a priori seulement pour la France) intitulé French Song sur la set List et qui s'appelle "Les années sans lumière", extrait du premier album Funeral. Dans cette superbe version on voit Will Butler et Richard Perry, décidément inséparables, prendre des poses fixes avec tambourin et foulard oriflamme. La mélancolique "My body is a cage", chanson jouée très rarement et faisant partie du deuxième album "Néon Bible", est exécutée avec un Richard Perry jouant de la contrebasse et Win Butlert à l'orgue, C’était la première fois qu'on l'entendait depuis le début de notre périple. Suit "The Suburds" et son tempo légèrement chaloupé et un "Month of Way" furieux, joué à deux cent à l'heure avec une énergie démentielle. Depuis un petit moment la pression de la foule portée à ébullition avait augmentée... ça poussait avec des coups de chaud... mais à ce moment-là on se trouve complètement écrasés à la barrière. Les chansons s'enchainent, "Tunnels" et son envolé en final, avant un "We used to wait" dévastateur pour terminer sur un "Power Out/Rébellion" toujours aussi dantesque.

Après une petite pause, le rappel s'ouvre avec "Intervention" poursuivit d'un "Wake", toujours aussi prenant, repris par toute la salle, doucement d'une même voix. C'est la fin du concert et les lumières se rallument. On récupère deux Set List, une qui me tombe sur la tête (c'est ma deuxième après celle de Marseille) et l'autre que Gilles demande, comme il avait déjà fait a Marseille, à Richard Perry. 

Voila notre parcours de concert se termine et on gardera beaucoup d'images en souvenir que ce soit coté tourisme ou concert.  Une semaine exceptionnelle. Certains pourraient dire que voir quatre fois de suite le même groupe s’est lassant... et ben non ! Au contraire on aura une manque dans les semaines qui vont suivre et la frustration est déjà présente. Je pense que Arcade Fire est un groupe extraordinaire et peut être un des meilleurs groupes sur scène, actuellement. Ce soir c’était un autre très beau moment, qui rentre dans mes souvenirs. Simplement jouissif ! A quand le prochain ? Il ne nous reste plus qu'à patienter... actuellement nous nous dirigeons sagement vers la sortie et l'hôtel pour une nuit de repos. »

                                           



photos de jean pierre

Arcade Fire (également appelé The Arcade Fire) est une formation de rock indépendant originaire de Montréal, Québec, Canada, en 2000, jouant un rock émotionnel et inclassable. Il s'est développé autour du couple formé de Win Butler et Régine Chassagne . Cependant ils ne connaissent le succès qu'avec Funeral, qui paraît en 2004. Le groupe fait usage d'un large éventail d'instruments de musique — surtout de la guitare, de la batterie et de la guitare basse — mais aussi du piano, de l'alto, du violoncelle, du xylophone, de l'accordéon et de la harpe. La plupart des musiciens jouent de plusieurs instruments: sur scène, on peut ainsi voir Régine Chassagne passer de l'accordéon à la batterie ou Win Butler de la guitare à l'orgue.

(http://www.myspace.com/arcadefireofficial)
  
    •    2004 : Funeral
    •    2007 : Neon Bible
    •    2010 : The Suburbs



Win Butler : Chant, Guitare, Piano, Basse.
Regine Chassagne : Chant, Accordeon, Batterie, Xylophone, Percussions, Clavier.
Will Butler : Clavier, Percussions, Xylophone.
Richard Parry : Clavier, Piano, Accordeon, Xylophone, Percussions, Basse.
Timothy Kingsbury : Basse, Guitare.
Sarah Neufeld : Violon.
Jeremy Gara : Batterie, Guitare.


La Setlist du Concert
ARCADE FIRE





Intro Tape The Suburns (Continued)(The Suburbs - 2010)
01.   Ready To Start (The Suburbs - 2010)
02.   Keep The Car Runnig (Neon Bible - 2007)
03.   Neighborhood # 2 (Laika) (Funeral - 2004)
04.   No Cars Go (Neon Bible - 2007)
05.   Haiti (Funeral - 2004)
06.   Sprawl II (Mountains Beyond Mountains) (The Suburbs - 2010)
07.   Rococo (The Suburbs - 2010)
08.   Une année sans lumière (Funeral - 2004)
09.   My Body Is a Cage (Neon Bible - 2007)
10.   The Suburns (The Suburbs - 2010)
11.   Month Of May (The Suburbs - 2010)
12.   Neighborhood #1 (Tunnels) (Funeral - 2004)
14.   We Used To Wait (The Suburbs - 2010)
15.   Neighborhood #3 (Power Out) (Funeral - 2004)
16.   Rebellion (Lies) (Funeral - 2004)
Encore

17.   Intervention (Neon Bible - 2007)
18.   Wake Up (Funeral - 2004)

La durée du concert : 1h30


AFFICHE / PROMO / FLYER


































mercredi 24 novembre 2010

ARCADE FIRE ~ Le Dôme. Marseille.











Opening : FUCKED UP




Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Suite de notre épopée musicale, Arcade Fire. Nous quittons à regret Barcelone, après avoir passé trois journées lumineuses faites de musique, de bonnes bouffes et surtout beaucoup de marche à pied pour découvrir un peu cette belle ville. L’avion nous transporte en l’espace de 45 minutes vers la cité phocéenne et avouons le, le contact est plutôt rude. Non seulement la température vient de baisser de 6 degrés mais la note du chauffeur de taxi nous emmenant à l’hôtel nous ramène à certaines réalités. On dépose nos affaires dans un hôtel au charme désuet et après avoir mangé un solide couscous il est temps pour nous de se diriger vers le Dôme, la salle qui accueille ce soir notre groupe favori. Rien de mieux que le métro pour se déplacer, mais la mauvaise surprise est la découverte que les dernières rames s'arrêtent à... 22H30. Moi qui pensais que Marseille était une ville où la vie nocturne battait son plein, je me suis mis le doigt dans l’œil.

Le Dôme se trouve pratiquement à la sortie du métro et la première impression sur l’architecture de la salle semble séduisante mais vu de près on constate que les matériaux ont mal vieilli. Surprise, il n’y a que 4 ou 5 personnes qui sont dans les files d’attente sur deux entrées. On choisit de se mettre à côté de deux jeunes filles qui semblent frigorifiées. Ce sont deux aixoises qui sont là depuis un grand moment quand nous arrivons. L’attente va être longue et froide mais, heureusement, nous aurons le temps de discuter.

Moment curieux lors de l’ouverture des portes, car tout le monde semble hésiter sur la direction à prendre pour trouver l’entrée de la salle. Du coup JP et moi suivons de près les trois ou quatre personnes devant nous, même si elles semblent hésitantes sur la marche à suivre. Après avoir fait pratiquement un  demi-tour du Dôme, l’entrée se présente enfin devant nous. Nous nous retrouvons derrière ce qui semble être des gradins. On les contourne sur la droite et nous voila enfin dans la fosse : sprint final pour se placer au premier rang, cette fois entre Richard Perry et Sarah Neufeld. La salle, n'étant pas très bien éclairée a un petit air lugubre. Bon, cela ressemble à un petit Zénith sauf qu’il n’y a pas de gradins sur le côté. Difficile de donner des chiffres ce soir sur le nombre de spectateurs présents, j’ai lu quelque part que la salle était au trois quart pleine, soit environ 6000 personnes. Mais je penche plutôt pour 3500 à 4000 personnes au maximum. Les gens arrivent très tard et la salle se remplit vraiment au compte goutte.

Pas grand-chose à dire sur la prestation de Fuked Up, en première partie : c’est en gros la même que celles vues précédemment avec toujours les incursions du chanteur dans la foule. 


Place maintenant à Arcade Fire, avec en face de nous une Sarah Neufeld vêtue d’une petite robe sans bretelles qui lui donne une fraicheur exquise (mais c’est que j’en tomberais amoureux moi !). Ce soir nous avons énormément de chance car le crash barrière est situé seulement à un mètre de la scène. Cela nous vaut de vivre avec une grande intensité le show  et surtout de s’en mettre plein les mirettes. Ready To Start, ouvre traditionnellement le show, cette fois je distingue bien Régine à la batterie. Une fois de plus, elle est lumineuse dans sa robe éclatante de couleur. Petite surprise concernant le public marseillais : il semble assez réservé, le public des gradins restent assis alors que dans la fosse les gens semblent apprécier mais sans vraiment le manifester visuellement. Bizarre. Je pensais que ce public, plutôt latin, mettrait le feu à la salle. Curieusement lors des deux précédents concerts du groupe, j’étais passé un peu à côté de la chanson Laïka, mais ce soir j’ai véritablement redécouvert le morceau (et pourtant, depuis le temps, je pensais le connaître). Beaucoup d’émotions mêlées aux sentiments de joie en entonnant les paroles « Alexander, Our Older Brother », pendant qu’en arrière plan Will Butler et Richard Perry se déchainent avec leurs tambours. Mais ce soir la version qui m’a le plus étonné, c’est celle de Rococo : divinement grandiose. Pas forcément mon morceau préféré, mais un petit quelque chose à fait que c’était grand ce soir. Et puis comment ne pas être ému lorsque Régine va s’adresser au public avec ces mots « La première fois que je suis venue en France, eh ben c’est ici que je suis venue, à Marseille ».

Le concert continue comme dans un rêve, Haïti puis Sprawl II, toujours enchainés, ou l’on prend plaisir à voir et revoir Régine entamer une sorte de farandole avec des foulards noués aux poignets. Puis la surprise arrive avec un premier changement (hormis l’ordre des morceaux) dans la set list, dont une chanson que je n’ai pas souvenir d’avoir entendue jouer en live depuis 2005. Will et Richard sont juste devant nous immobiles sur le devant de la scène avec des tambourins auxquels sont accrochés des rubans multicolores, et voilà c’est parti pour Une Année Sans Lumière, qui n’est pas et de loin un de mes morceaux préférés de l’album Funéral, mais qui sur scène prend une dimension complètement différente. La magie opère rapidement, devant nous les deux amuseurs du groupe, après être restés figés pendant plusieurs dizaines de secondes comme des pensionnaires du musée Grévin, se mettent soudain en marche comme des marionnettes actionnées par des ficelles. Vient le magnifique  The Suburbs, peut être la plus belle chanson de leur troisième album, on y retrouve beaucoup de sensibilité, de l’émotion mêlée à de la mélancolie et cela sied si bien à Win, qui l’interprète divinement bien. Et puis une nouvelle surprise avec Suburban War, que l’on avait entendu pendant le sound check que le groupe faisait à Barcelone sans pour cela l’incorporer dans la set list, mais ce soir c’est fait. Un moment assez drôle va arriver, je ne sais plus entre quels morceaux. Cela s’est passé d’un coup, alors que chaque membre du groupe courait pour changer d’instruments. Pendant cette transition le public pourtant plutôt réservé depuis le début du concert (ce qui ne veut pas dire d’ailleurs que les gens n’appréciaient pas), s’est soudain mis à gronder et à faire une ovation à Arcade Fire. Win Buttler semblait presque médusé et d’un coup il lâcha avec un petit sourire « Crazy People ! ». 

La suite et la fin du concert ne furent que du plaisir tout simplement. Première montée en puissance avec Intervention, de mieux en mieux interprété au fil des concerts, avant We Used To Wait, qui semble avoir la faveur de Jean Pierre, dans les titres de The Suburbs, vu l’enthousiasme qui le gagne dès qu’ils interprètent cette chanson. L’explosion finale est avec Power out/Rebellion et enfin en rappel Keep The Car Running enchainé avec Wake Up. C’est un KO technique car, Arcade Fire vient de nous assommer, pour la troisième fois, et cela sans aucune seconde de lassitude ou de déjà vu.

Alors que le groupe salue, j’appelle, de toutes mes forces, Richard Perry qui décroche une set list sur sa droite (à priori celle de Win) et me la donne de la main à la main en échange de mon sourire et d’un geste de remerciement. C’est fini et d’un coup la scène se vide. On se remet tranquillement de nos émotions. JP, comme d’habitude, jamais à court de superlatif, me ressort les mots « C’est énorme... énorme ! » que je partage à 100%.


On laisse la salle se vider tranquillement, on retourne voir le merchandising (dès fois que…) et puis commence la galère pour rentrer à notre hôtel. On suit d’abord un petit groupe de gens qui se dirige vers la sortie du parking souterrain du Dôme et là... pas un seul taxi en vue. Heureusement et grâce à l’aide de la police locale, qui appellera à plusieurs reprises une centrale de taxis pour que des véhicules viennent nous chercher ainsi que la quinzaine de personnes nous accompagnant. Il faudra attendre pas moins d’une heure et par un froid glacial avant qu’un taxi enfin se présente…Vive Marseille après 22h30…

La suite de notre voyage ce sera dans deux jours. Cette fois nous serons à Lyon. »
                                           



photos de gilles b.

Arcade Fire (également appelé The Arcade Fire) est une formation de rock indépendant originaire de Montréal, Québec, Canada, en 2000, jouant un rock émotionnel et inclassable. Il s'est développé autour du couple formé de Win Butler et Régine Chassagne . Cependant ils ne connaissent le succès qu'avec Funeral, qui paraît en 2004. Le groupe fait usage d'un large éventail d'instruments de musique — surtout de la guitare, de la batterie et de la guitare basse — mais aussi du piano, de l'alto, du violoncelle, du xylophone, de l'accordéon et de la harpe. La plupart des musiciens jouent de plusieurs instruments: sur scène, on peut ainsi voir Régine Chassagne passer de l'accordéon à la batterie ou Win Butler de la guitare à l'orgue.

(http://www.myspace.com/arcadefireofficial)
  
    •    2004 : Funeral
    •    2007 : Neon Bible
    •    2010 : The Suburbs




Win Butler : Chant, Guitare, Piano, Basse.
Regine Chassagne : Chant, Accordeon, Batterie, Xylophone, Percussions, Clavier.
Will Butler : Clavier, Percussions, Xylophone.
Richard Parry : Clavier, Piano, Accordeon, Xylophone, Percussions, Basse.
Timothy Kingsbury : Basse, Guitare.
Sarah Neufeld : Violon.
Jeremy Gara : Batterie, Guitare.


La Setlist du Concert
ARCADE FIRE





01.   Ready To Start (The Suburbs - 2010)
02.   Month Of May (The Suburbs - 2010)
03.   Neighborhood # 1 (Tunnels) (Funeral - 2004)
04.   Rococo (The Suburbs - 2010)
05.   Neighborhood #2 (Laïka) (Funeral - 2004)
06.   No Cars Go (Neon Bible - 2007)
07.   Haiti (Funeral - 2004)
08.   Sprawl II (Mountains Beyond Mountains) (The Suburbs - 2010)
09.   Une année sans lumière  (Funeral - 2004)
10.   The Suburns (The Suburbs - 2010)
11.   The Suburns (Continued)(The Suburbs - 2010) 12.   Suburban  War (The Suburbs - 2010)
13.   Intervention (Neon Bible - 2007)
14.   We Used To Wait (The Suburbs - 2010)
15.   Neighborhood #3 (Power Out) (Funeral - 2004)
16.   Rebellion (Lies) (Funeral - 2004)

Encore

17.    Keep The Car Running (Neon Bible - 2007)
18.   Wake Up (Funeral - 2004)



La durée du concert : 1h33


AFFICHE / PROMO / FLYER