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vendredi 27 mai 2011

THE LEISURE SOCIETY ~ La Flèche D’Or. Paris.













 Première Partie: FRANCESQA + MORNING PARADE + PENDENTIF





Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Une fois n’est pas coutume, je n’avais pas pris de place pour ce concert décidant de faire des concours pour gagner le sésame. Bingo: deux invitations reçues pour cette soirée ! Bon, je ne connais The Leisure Society que de nom et de réputation, mais comme j’aime les découvertes cela tombe bien. Pas trop de monde pour cette soirée mais comme d’habitude à la Flèche d’Or cela se remplira vers 22h. En attendant je patiente tranquillement avec Marine qui elle aussi a fait le déplacement.

Le premier des quatre groupes à venir se présente, il s’appelle Pendentif, il vient de Bordeaux et une jeune femme (je ne suis pas sûr qu’elle fasse partie du groupe) l'accompagne sur scène au chant. C’est de la pop chanté en Français qui me fait penser parfois à April March (sur la chanson Pendentif). Cela manque tout de même d’originalité et de punch et en plus ils vont avoir des problèmes techniques pendant la chanson Vengeance Tardive, un morceau qui du coup sera joué en fin de set, hors temps. Cela aura une conséquence plus tard sur la prestation d’un autre groupe.

Après cette ouverture de soirée gentille mais dispensable on passe à des choses beaucoup plus sérieuses avec la présence, pour la première fois à Paris, de Morning Parade, un groupe Anglais. Il est clair que le groupe est surpris par la chaleur (habituelle !!!) qui règne dans ces lieux et le résultat est que les musiciens vont devenir des éponges. Malgré cet inconvénient le quintette va nous délivrer un set serré et puissant, sans aucun temps mort. Un bon groupe qui envoie bien chaque composition et outre le coté assez rock j’ai été séduit par le coté mélodique. Je ne citerais aucun des morceaux en particulier, même si j’ai récupéré leur Setlist, car je ne les connais pas. En tout cas l’ensemble est prometteur, la salle a favorablement réagis devant l’ardeur du groupe et surtout grâce à la qualité des chansons proposées. Le set aura duré 34 minutes.

Le troisième groupe qui va suivre, lui aussi parfaitement inconnu, s’appelle Francesqa et la première chose que je constate quand ils montent sur scène c’est que le chanteur montre une expression de visage très contrarié ! A mon avis c’est à cause de leur prestation qui sera amputée d’un voir deux morceaux à la suite du retard de Timing pris avec le premier groupe d’ouverture. On peux comprendre l’attitude du chanteur. Je n’aime pas leur look (et particulièrement celui du chanteur) avec sa coupe de cheveux «look branchouille», car cela ne m’inspire pas. Le groupe vient d’Oxford et c’est aussi son premier concert à Paris. Une musique formatée sans aucun relief et puis il y a peux être aussi une manque de charisme sur scène. Trop commun, Francesqa... je n’ai pas aimé du tout. Le set raccourci aura duré 27 minutes.

Place maintenant à The Leisure Sociéty, la tête d’affiche. Sur scène c’est un gentil foutoir car sur scène outre les claviers on trouve un violoncelle, guitare et ukulélé, une flûte traversière et plein d’instruments de music disséminés un peu partout. Jolie bric a brac donc un peu dans l’esprit de la musique du groupe. Le concert est à l’image de ce que j’ai imaginé, un fourre tout folk baroque plein de soleil ou tous les instruments ont leur place, emmené par la voix de Nick Hemming, la tête pensante. Une fois de plus il est difficile de se faire un jugement lorsque l’on ne possède aucun disque, comme c’est mon cas, mais je suis séduis immédiatement par les harmonies et les cordes qui s’intègrent parfaitement à cette atmosphère avec l'adjectif champêtre. Le groupe sait aussi s’ouvrir à des moments beaucoup moins bucoliques mais plus rock, dans l’esprit de Mumford & Sons. Bref c’est de la belle musique à laquelle nous sommes confrontés. Alors, comme il faut bien rester objectif, je vais cependant émettre une petite réserve concernant un léger défaut inhérent au groupe : un manque de ferveur sur scène. Un peu comme pour Fanfarlo, le fait que chaque musicien reste un peu trop statique nuit à la musique. Le coté bucolique et joyeux voir parfois nostalgique nécessite des gens qui sur scène manifestent ces sentiments. Pourtant musicalement il n’y a rien à dire c’est propre et parfait. Dernière remarque aussi concernant mon ressenti, il manque certainement au groupe quelques titres forts qui le fasse sortir de sa production de qualité mais un peu trop uniforme.

Le groupe reviendra pour un court rappel, une chanson, et quittera définitivement la scène après 55mn de concert, durée habituelle à la Flèche d’Or mais avec quatre groupes en programmation ça ne pouvais pas être autrement.

Belle soirée avec des découvertes (Morning Parade & The Leisure Society) et maintenant il ne me reste plus qu’a découvrir leurs disques. »






photos de gilles b.






The Leisure Society est un septuor de Folk Pop formé par Nick Hemming , en 2005 et basé entre Londres et Brighton. Les Anglais de The Leisure Society peuvent être considérés à plus d'un titre comme les rejetons de Tim Hardin, Nick Drake ou Neil Young et des cousins britanniques des contemporains Fleet Foxes.
 


The Sleeper (2009)
A Product Of The Ego Drain (2009)
Into The Murky Water (2011)




With lots of instruments
Membres:
Nick Hemming, Christian Hardy, Helen Whitaker, Sebastian Hankins, Michael Siddell, William Calderbank, Darren Bonehill, Amy May


La Setlist du Concert
PENDENTIF



La durée du concert : 0h30
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La Setlist du Concert
MORNING PARADE


Under The Stars (Single - 2010)
Headlights
Youth
Us And Ourselves
A&E (Single - 2011)
Carousel
Born Alone











La durée du concert : 0h34
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La Setlist du Concert
FRANCESQA





All I Had
Lonely Home
Come Find Me
Make Ya Hands
Bagdad
Ghosts (We Live Ep - 2010)











La durée du concert : 0h27
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La Setlist du Concert
THE LEISURE SOCIETY


Into The Murky Water (Into The Murky Water - 2011)
This Phantom Life (Into The Murky Water - 2011)
The Hungry Years (New Song)
We Were Wasted (The Sleeper - 2009)
Dust On The Dancefloor (Into The Murky Water - 2011)
You Could Keep Me Talking (Into The Murky Water - 2011)
The Last Of The Melting Snow (The Sleeper - 2009)
Save It For Someone Who Cares (The Sleeper - 2009)
Me And Julio Down By The Schoolyard (Paul Simon Cover)
A Matter Of Time (The Sleeper - 2009)

Encores

The Sleeper (The Sleeper - 2009)





La durée du concert : 0h55


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jeudi 26 mai 2011

WARPAINT ~ Le Bataclan. Paris.











Première Partie: ROKEN IS DODELIJK


Ce qu’en a pensé Gilles B. :

« Avouons le, les organisateurs avaient vraiment prévu trop grand et c’était d’autant plus prévisible qu’en plus le prix de la place était un peu élevé. Le talent des jeunes femmes du groupe n’est pas en cause, c’est juste que la notoriété de Warpaint, que je connais vraiment depuis leur tout début (2008), n’est pas encore assez importante dans notre pays, malgré des prestations remarquables en live comme j’avais pu le constater en 2010 lors du Festival des Inrocks.

Peu de monde, et suis un des premiers ce soir devant le Bataclan en attendant mes camarades. Pas de chance pour eux car après l’ouverture des portes on va s’apercevoir que le balcon est fermé pour faute de locations, mais pour moi ce n’est pas un problème car le premier rang m’attend. La première partie est une vieille connaissance, Roken Is Dodelijk (leur nom veut dire « Fumer Tue » en Néerlandais) et ne vient pas de Belgique mais du nord de la France, de la région Lilloise pour être plus précis. Cela doit être la troisième fois que je les vois et mon constat ne va guère changer ce soir. J’aime bien car la musique est variée mais sur scène il manque quelque chose. La voix du chanteur est bonne par contre je ne le trouve pas convainquant sur scène. Cet espèce de pop folk rêveuse et enthousiaste chantée heureusement en Anglais ne passe pas malgré la présence de Lena Deluxe aux claviers, particulièrement jolie ce soir. Le set aura duré 36 minutes.


Place maintenant aux demoiselles de Warpaint et je suis, une nouvelle fois, captivé par le charme qui émane d’Emily Kokal, la principale chanteuse et guitariste du groupe. Pas fou je me suis mis devant elle. C’est pas qu’elle soit véritablement très belle mais elle me fait craquer par sa séduction, sa légèreté et surtout par son talent. Comme l’année dernière, le groupe commence à jouer sans que l’on s’en rende compte vraiment mais l’enchantement opère très rapidement. Le premier morceau Jubilee m’est inconnu et je pense qu’il s’agit d’une nouvelle chanson. Chaque musicienne est dans son univers et cela forme un tout assez enchanteur, bien sur c’est Emily qui capte une grosse partie de mon attention autant par son style et sa manière désinvolte de nous charmer, d’emmener l’audience en douceur sur des nuages avec des volutes de guitares aériennes qui s’entremêlent dans un  tourbillon assez merveilleux. En les regardant j’ai l’impression que c’est d’une facilité déconcertante, d’un naturel presque surprenant. Warpaint a une magie, le petit truc qui fait la différence avec d’autres groupes similaires. C’est une musique atmosphérique, parfois empreinte d’une petite dose de Dream Pop, qui explore des univers déjà connus comme ceux de Cure ou d’Echo & The Bunnymen, mais avec un coté personnel et une attitude sur scène qui est fascinante.

La bassiste Jenny Lee ondule avec son instrument assurant une assise rythmique impressionnante de maitrise et de groove. Peut-on parler de Cold Wave à propos de Warpaint ? Je ne sais pas mais je ne le pense pas. En tout cas plus le concert avance et plus on est stupéfaits par ces musiciennes qui sont techniquement impressionnantes. Il suffit pour cela d’écouter et surtout de ressentir les sentiments qui vous parcourent lors de la progression instrumental de chacun de longs morceaux (5 à 6 minutes en moyenne). Intro en douceur puis sans que l’on s’en rende compte on se trouve dans un univers onirique, troublant et quelque peu irréelle où ressortent les voix fusionnées des jeunes femmes. Il serait presque vain de citer un morceau plus qu’un autre tant l’ensemble est soudé et presque indissociable, mais il y a tout de même le délicieux Eléphants joué en rappel.

Avec beaucoup de naturel  Warpaint a envoûté l’auditoire du Bataclan pendant 1h20. Ces quatre filles sont vraiment surprenantes d’authenticité et elles arrivent à établir une ambiance vaporeuse et exquise pendant leurs concerts. En tout cas le groupe mérite sans hésitation des éloges et sur scène  Warpaint est tout simplement magique. Je repart avec la Setlist dans la poche et les yeux pleins d’étoiles. 
»





Warpaint est un groupe expérimental psychédélique rock de Los Angeles formé en 2004 composé de 4 filles. Elles forment le groupe le plus branché de LA actuellement.

(http://www.myspace.com/worldwartour)

2008 - Exquisite Corpse EP
2010 - The Fool







 Emily Kokal – vocals, guitar (2004–present)
Jenny Lee Lindberg – bass, vocals (2004–present)
Theresa Wayman – vocals, guitar, drums, keyboards (2004–present)
Stella Mozgawa – drums, keyboards, vocals, guitar (2009–present)









La Setlist du Concert
WARPAINT



Jubilee (New Song)
Stars (Exquisite Corpse EP - 2009)
Bees (The Fool - 2010)
Undertow (The Fool - 2010)
Composure (The Fool - 2010)
Majesty (The Fool - 2010)
Warpaint (The Fool - 2010)
Set Your Arms Down (The Fool - 2010)
Beetles (Exquisite Corpse EP - 2009)

Encore

Baby (The Fool - 2010)
Elephants (Exquisite Corpse EP - 2009)



La durée du concert : 1h28

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