Blogger Template by Blogcrowds

jeudi 28 avril 2011

THE FLESHTONES ~ La Flèche D’Or. Paris.











Première Partie : DRIVING DEAD GIRL + THE WALKIN' NOODLES


Ce qu’en a pensé Gilles B :

« Les Fleshtones et notre petite bande d’irréductibles, c’est un peu une vieille histoire d’amour, on se quitte pour quelques années puis on y revient toujours certain de ne pas s’ennuyer avec leur SUPERROCK ultra festif. OK, la folie de leur début n’est plus tout à fait la même, mais pour ceux qui ne les ont jamais vus c’est toujours une surprise de voir ce groupe de cinquantenaires bien tassés délivrés des shows plein de fougue et de bonne humeur. Même si les Fleshtones n’ont jamais été un grand groupe de studio, et à part leur premier album Roman Gods qui recelait plusieurs morceaux d’anthologie le reste de leur production restera toujours en retrait.

La circulation ainsi que l’impossibilité de trouver rapidement une place pour me garer ont fait que pour une rare fois je suis arrivé à la bourre à un concert. La première partie est assurée par un groupe de jeunes s’appelant les Wankin’ Noodles avait déjà entamé sérieusement leur set. Je n’ai pas vraiment été emballé par le reste de leur prestation qui sonne, pour mon goût, trop groupe français de la nouvelle vague à laquelle je n’accroche pas tout simplement.

Malgré le fait que je sois arrivé en cours de set le premier rang est facilement accessible, normal à la Flèche d’Or où nombre de spectateurs délaissent délibérément les premières parties préférant boire une bière et discuter. Chacun sa vision d’un concert, mais en tout cas ce n’est pas la mienne.

Deuxième groupe à monter sur scène, Driving Dead Girl. Ils arrivent tout droit de Bruxelles, mais pour une fois je ne serais pas dithyrambique envers ce groupe. Car si la musique fait illusion quelques minutes, on se lasse très vite. Leur rock est très primaire et sans grande imagination, un peu «bourrin» sur les bords, du coup je m’en désintéresse vite.

Le Farfisa est en place devant moi et Peter Zaremba et sa bande déboulent sur la scène de la Flèche d’Or. Pas de surprise, je retrouve mes Fleshtones presque comme au bon vieux temps. Bien sûr, ils ont vieilli, Peter a maintenant le visage ridé, le poids des années et des multiples tournées ont fait leur œuvre, pourtant il y a un je ne sais quoi d’éternelle jeunesse dans son attitude. Le sourire d’abord, les Tones sont un groupe de gentils qui n’ont qu’une ambition, faire la fête et si possible avec de la bonne musique et même à, plus de cinquante ans, ils arrivent à faire le spectacle comme des vieux routiers certes, mais toujours en prenant du plaisir, cela se voit. Ils ont ça dans la peau, ils transpirent le groove de tous leurs pores. Dommage tout de même que le groupe n’ait pas bénéficié d’un meilleur son avec une guitare sous amplifiée. Mais au fond, après quelques morceaux on n’y pense plus, il reste juste le fun, les mimiques bras croisés, les pompes, Keith Streng et le bassiste qui tournent sur eux-mêmes et ce même Keith qui ne tient de toute façon pas en place avec sa guitare à paillettes dorées. Alors bien sûr on regrette tout de même que quelques incontournables ne soient pas joués, je pense à Roman Good ou à Hexbreaker ! Mais comment ne pas se réjouir et prendre du plaisir lors de l’enchainement The Dreg/Vindicators ou le duo basse/guitare va nous faire son numéro spécial, chaque musicien jouant sur le manche de l’autre le tout dans une ronde endiablée avant de terminer dans la fosse pour le toujours fameux Theme From The Vindicators. Bref on passe une excellente soirée, un peu trop courte à mon gout d'ailleurs, car même s’ils ont pu revenir pour un rappel j’avais d’ailleurs peur qu’ils soient interdits de plateau à cause du couvre-feu), le show se terminera avec un Peter Zaremba traversant la salle de la Flèche pour s’installer sur le bar au fond de la salle. Eh oui, c’est fini le temps des fins de concert dans la rue.

Ne boudons pas notre plaisir, ce fut une bonne, mais trop courte soirée, les Fleshtones restent éternels et bien entendu que je retournerais les voir avec grand plaisir. »

The Fleshtones se sont formé en 1976 dans le Queens à New York. Ils associent l’énergie Punk à un son résolument sixties (guitare Fuzz et Orgue Farfisa) avec des influences rhythm and blues, rockabilly, surf music instrumentale et bien sur une bonne dose de 60's punk. Puristes du son Rock Garage, ils se font rapidement et facilement une place parmi la scène punk et new wave de New York. Janvier 2008 voit la sortie d'un nouvel album intitulé Take a Good Look sur le label Yep Roc Records. Depuis 30 ans, ce groupe est toujours aussi bon, donne toujours autant de plaisir (et ils donnent l'impression eux-aussi de toujours éprouver le même plaisir).


(http://www.myspace.com/fleshtones)

Albums, EPs
Up-Front EP (I.R.S.) 1980
Roman Gods LP/cassette (I.R.S.) 1982 + CD [limited] (Eur. I.R.S.) 1990
Roman Gods [Dance Remix] b/w Ride Your Pony + Chinese Kitchen 12" (I.R.S.) 1982
Blast Off! cassette (ROIR) 1982 + CD (ROIR) 1990 + CD (ROIR/Fr. Danceteria) 1993 + CD (Red Star) 1997 + LP (Sp. Munster) 2001 + LP (Get Hip Records) 2002
Hexbreaker! LP/cassette (I.R.S.) 1983
American Beat ‘84 + Hall of Fame b/w Mean Ole’ Lonesome Train + Super Hexbreaker 12” EP (Fr. I.R.S.) 1984
Speed Connection LP (Fr. I.R.S.) 1985
Speed Connection II: The Final Chapter LP/cassette (I.R.S.) 1985 + download (I.R.S.) 2010
Fleshtones vs. Reality LP/cassette/CD (Emergo) 1987
Soul Madrid LP (Sp. Imposible) 1989
Powerstance! CD/LP/cassette (Aus. Trafalgar) 1991 + CD/LP/cassette (UK Big Beat ) 1991 + CD (Naked Language/Ichiban) 1992 + download (Ichiban) 2006
Forever Fleshtones LP (Gr. Hitch Hyke) 1993
Beautiful Light CD (Naked Language/Ichiban) 1994 + download (Ichiban) 2006
Laboratory of Sound CD (Ichiban International) 1995 + LP (Gr. Hitch Hyke) 1996 + download (Ichiban) 2006
Fleshtones Favorites CD (Flesh) 1997
Hitsburg USA! LP (Telstar) 1997 + CD (Sp. Imposible) 1997
More Than Skin Deep CD (Ichiban International) 1998 + LP (Telstar) 1998 + CD/LP (Eur. Epitaph) 1999 + download (Ichiban) 2006
Hitsburg Revisited CD (Telstar) 1999 + CD/LP (Eur. Epitaph) 1999
Solid Gold Sound CD/LP (Blood Red) 2001 + CD (Fr. Fantastika) 2001 + download (Blood Red) 2009
Do You Swing? CD/LP (Yep Roc) 2003
Beachhead CD/LP (Yep Roc) 2005 + LP (It. Nicotine) (2006)
Take A Good Look CD/LP (Yep Roc) 2008
Stocking Stuffer CD/LP (Yep Roc) 2008
Brooklyn Sound Solution CD/LP (Yep Roc) 2011

Compilations
The Fleshtones: Living Legends Series CD (I.R.S.) 1989
Angry Years 1984-1986 CD (Sp. Imposible) 1994 + CD (Amsterdamned) 1997
It's "Super-Rock" Time!: The IRS Years 1980-85 CD (Aus. Raven) 2010
Hexbreaker! / Speed Connection CD (Aus. Raven) 2010
Roman Gods / Up-Front / Speed Connection II CD (Aus. Raven) 2011










Peter Zaremba (vocals, harmonica, & organ)
Keith Streng (guitar & vocals)
Bill Milhizer (drums & vocals)
Ken Fox (bass & vocals)













La Setlist du Concert
THE FLESHTONES

NON DISPONIBLE


La durée du concert : 1h30

AFFICHE / PROMO / FLYER






mercredi 27 avril 2011

KATZENJAMMER ~ Le Divan du Monde. Paris.











Première Partie : Unni Wilhelmsen



Ce qu’en a pensé Gilles B :

« Vu l’heure à laquelle j’arrive et le peu de monde devant l’entrée de la salle il est fort à parier que nous ne serons pas nombreux ce soir. D’ailleurs qui connait Katzenjammer dans notre pays ? Pas grand monde hormis des Norvégiens expatriés si j’en crois leur accent. En tout cas avec Michael on ne se bouscule pas devant la scène. Alors, pourquoi venir voir ce groupe alors que le même soir Cocoon donne un second concert à l’Olympia ? La curiosité après avoir écouté quelques titres sur leur Myspace et puis la lecture de quelques papiers sur la blogosphère.

Mais tout d’abord, c’est une folkeuse blonde norvégienne du nom de Unni Wilhelmsen qui vient assurer la première partie. Un set qui ne va pas durer plus de 25 minutes avec, je crois, 5 morceaux au total et pour finir une reprise de Joni Mitchell. La jeune femme est non seulement jolie, mais en plus elle possède une très belle voix. Une prestation qui malgré sa durée s’écoule donc en douceur. Unni nous confie que c’est une des premières dates à ne pas afficher complet contrairement aux concerts en Allemagne et en Suisse.

Quand on voit arriver les 4 jeunes femmes formant le groupe Katzenjammer, on sait de suite que le concert sera tout sauf ennuyeux. Devant nous une belle blonde vêtue d’une mini robe bleue joue d’un instrument qui ne s’apparente à rien sinon que le son qui en sort dit que c’est une basse à trois cordes et une caisse énorme de forme étrange. L’instrument se tient comme un violoncelle, une petite pointe d’acier permettant de le faire tenir au sol. Les quatre jeunes femmes portent des tenues fantaisistes, sexy pour certaines comme la batteuse blonde, enfin quand je dis la batteuse j’ai oublié de mentionner qu’elles sont multi-instrumentistes, ce qui fait que ce sera un perpétuel tourbillon ce soir. Musicalement, Katzenjammer est un groupe un peu touche-à-tout. Pour simplifier la chose, on le classera dans la catégorie groupe festif, un peu comme les Gogol Bordello. On est vite séduit par les demoiselles qui non seulement sont féminines, mais surtout bonnes musiciennes. Le tout forme un melting pot plutôt réussi avec un petit côté jazz manouche et une grosse influence rock des Balkans. Et puis même si l’affluence est réduite ce soir avec le balcon de la salle pratiquement inoccupé sans oublier la fosse peu remplie les 4 musiciennes donnent un concert plein rempli de gaité et de malice. Nombre d’instruments sont à l’honneur ce soir, on trouve le banjo dont jouera la jolie blonde mutine assise sur un tabouret, la mandoline jouée par la petite brune piquante qui s’essaiera aussi à l’accordéon en passant par les claviers et la guitare. Petite séance tendance année 40, avec la seconde brune, aux formes opulentes, habillée très US Army, avec une chanson aux parfums d’Hawaï jouée au Ukulélé. La trompette sera aussi à l’honneur, bref un mélange varié d’instruments, pas toujours conventionnels dans le cadre d’un groupe de rock «standard», qui seront utilisés toujours bien à propos et avec maitrise. Le public réagit plus particulièrement à certains morceaux comme Le Pop une sorte de farandole frénétique ou se mêle ska, pop avec même des accents de B52’s. Difficile d’apprécier un groupe quand on ne connait aucune de ses chansons, mais le côté pétillant et sans prétention du groupe fait que l’on est indulgent sur certains morceaux et enthousiastes sur d’autres. Un grand nombre de courants musicaux seront abordés, même le blues «baltringue» avec Ain’t No Thang lors des rappels. Un des morceaux les plus caractéristiques de la musique de Katzenjammer pourrait être représenté par A Bar In Amsterdam lui aussi joué en rappel.

Voilà au final un beau concert qui va se terminer par un ultime rappel avec la présence de Unni Wilhelmsen, les musiciennes ont le sourire après cette prestation qui aura duré 1 h 20. On les retrouvera un peu plus tard sur le stand du merchandising. Jolie découverte donc, je ne sais pas si on les reverra de sitôt vu la maigre affluence et le peu de promo faite sur leur prestation.  »


photos de gilles b


Katzenjammer (Gueule de bois) est un quatuor féminin formé à Oslo, Norvege, en 2005. Ce groupe jouent plus de 29 instruments pour offrir un mélange pop/folk glissant sur de la country et même de la musique des balkans. A l’issue de leur premier album, ils sont ont été récompensé en Norvège par l’équivalent d’une victoire pour la révélation 2008.

 Le Pop - 2010










Anne Marit Bergheim
Marianne Sveen
Solveig Heilo
Turid Jørgensen












La Setlist du Concert
KATZENJAMMER


A Kiss Before You Go (Instrumental) (New Song)
Cocktails And Rubyslippers (New Song)
Ouch! (New Song)
Demon Kitty Rag (New Song)
Rock Paper Scissor (New Song)
Lady Marlene (New Song)
Cherry Pie (New Song)
When the Laughter's gone (New Song)
To the Sea (Le Pop - 2010)
Mother Superior (Le Pop - 2010)
Land of Confusion (Genesis cover)
Loathsome M (New Song)
Le Pop (Le Pop - 2010)
Der Kapitän (Le Pop - 2010)
Hey Ho on the Devil's Back (Le Pop - 2010)

Encore 1

God's great Duststorm (New Song)
A Bar in Amsterdam (Le Pop - 2010)
Ain't No Thang (Le Pop - 2010)

Encore 2

Das Rock (New Song)


La durée du concert : 1h20

AFFICHE / PROMO / FLYER